Saint Dizier Masbaraud
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LA PERIODE ROMAINE

17/11/2021
LA PERIODE ROMAINE

LA PERIODE ROMAINE

Après la défaite de Vercingétorix, notre contrée dut se soumettre au vainqueur et fut occupée par les soldats romains. En 49 avant J.C., deux légions vinrent prendre leurs quartiers d'hiver dans le pays.

Pendant toute cette période qui s'étale sur près de quatre siècles, le fond de la population n'a pas été fondamentalement changé. La division sociale s'est affirmée avec la prédominance des grands propriétaires terriens ainsi qu'une certaine autonomie au niveau administratif. Les grandes villes gauloises, Proetorium, Breth (Bridiers) grandissent et se transforment, mais le pays reste essentiellement rural. Les grands propriétaires forment une aristocratie qui se romanise. Ils font construire des villas aux abords des routes, jusque dans les endroits les plus reculés. Cependant, la masse de la population ne retire de la domination romaine que des éléments superficiels. Dans leurs cultes, ils associent ou confondent les dieux de Rome et les vielles divinités celtiques (dieu au maillet de Saint Goussaud). Ils resteront fidèles jusqu'au IVème siècle à l'incinération des morts.

Suzanne DUCHER et Dominique CASANOVA dans leur monographie de Saint-Fiel nous décrivent la sépulture (ossarium) et les rites funéraires:
"Un ossarium se présente sous la forme d'un ensemble de deux pierres évidées, posées l'une sur l'autre, qui ne peut être mieux comparé qu'à la forme d'un oeuf sur son coquetier. La hauteur totale de l'ensemble est de 1,50 m environ, et la circonférence au point le plus renflé de 1,75 m.

Concernant les rites, le premier acte est celui de l'incinération : le corps est brûlé sur un bûcher où des objets personnels du défunt, auparavant brisés, sont jetés. A proximité, une fosse est creusée, dans laquelle est plaçé le coffre funéraire. Les cendres, les os calcinés, et parfois une pièce de monnaie sont déposés dans l'urne funéraire, elle même enfermée dans le coffre. Autour de celui-ci, dans la fosse, on rassemble parmi le sol charbonneux du foyer les objets familiers du mort, les outils utilisés pour édifier le bûcher, la vaisselle du repas funèbre, brisée intentionnellement. Souvent, des offrandes intactes sont déposées au-dessus du coffre et l'abondance des cendres et des tessons semblerait prouver le rang social du défunt. Dans certains cas, un tertre est édifié, laissant apparaître le sommet du coffre offert à la vue des passants.

Il existe des nécropoles privées à proximité des villas et des nécropoles publiques aux carrefours (sépultures des étrangers à la région).

Les coffres, taillés plus ou moins grossièrement, sont généralement ovoïdes.
Les urnes sont en terre, en verre et plus rarement en métal, leur forme st variable en raison de leur origine domestique. Ce sont des fonds de poterie qui servent à les fermer.

A la fin du troisième siècle, l'incinération est remplacée par l'inhumation qui, à cette date, n'est destinée qu'aux enfants. L'ensevelissement se fait dans des sarcophages de pierre, de plomb ou entre des dalles de terre cuite, des tuiles à rebord ou encore à même la terre en fonction de la richesse du défunt."

Notre commune est riche en vestiges de cette époque:

A La Chaumette, une urne funéraire en granit contenait avec de la cendre, un bracelet en or.
A Cornat, une colonnette, et dans le village vestiges de murs, dalles, tégulae et briques.
A Font Léon, un coffre funéraire contenait une urne. Autour, une hache et un poignard grossier en fer ont été retrouvés.
Des monnaies ont été découvertes à coté de La Mazeire.
Au Pommier, découverte vers 1840 d'une sépulture à incinération, un coffre funéraire qui contenait une urne en verre. Près du coffre, se trouvait un poignard miniaturisé en cuivre ciselé ainsi qu'une pièce de monnaie.
A Rapissat, vers 1860, une urne funéraire en granit contenait une poterie en terre noirâtre ornée de plusieurs zones de points obtenus à la pointe.
Aux Peuyauds, un coffre funéraire de granit contenait une urne en verre et une statuette féminine.
A Ville, des traces d'occupation et deux coffres funéraires

Pour se déplacer plus facilement et préserver la paix romaine, les romains avaient aménagé des routes pavées de grosses pierres plates. Ces voies dites chemins de César, chemins ferrés ou voies césariennes reliaient les villes les unes aux autres. Elles étaient jalonnées par des bornes militaires.

Notre commune située près de Proetorium, véritable noeud routier de l'époque, est traversée par plusieurs routes. La voie antique qui reliait Ahun au Mont de Jouer passe par La Chaumette et près de Cornat. Celle reliant Poitiers à Clermont-Ferrand passe au bourg, près de Pommier et de Rapissat.

A cette époque, les soldats ignoraient la vie de caserne, et campaient sur les hauteurs. D'où ces camps romains, connus sous le nom de Camps de César. A Leclerc nous décrit précisément ce qu'il a pu découvrir sur notre commune : " J'ai visité le 30 avril 1868, un grand nombre d'excavations situées dans cette commune et connues sous le nom de Camp de César. La première est à peu de distance du village de La Villate; elle a environ 100 mètres de long sur 30 de large. Elle est sur une hauteur et les terres provenant des déblais ont été transportées à son extrémité septentrionale qui est plus basse, de manière à niveler les sommets qui l'entourent. Cette excavation est parfaitement rectangulaire, et elle est divisée, comme par une muraille, à environ 30 mètres de son extrémité septentrionale.

A quelque distance au Nord Est, on trouve trois ou quatre excavations de forme circulaire, qui me semblent n'avoir d'autre origine que les travaux exécutés pour la recherche du minerai. Il y en a beaucoup d'autres semblables, et en particulier dans la commune de Ceyroux.

Plus au Nord, dans un bois assez épais, on rencontre trois autres excavations, reproduisant exactement toutes les particularités signalées dans la première. Elles sont rectangulaires, mesurant environ 100 mètres de long et ont un mur de séparation au tiers de leur longueur. Les terres sorties de leur profondeur élèvent le rempart qui les entoure à une grande hauteur. Tout me porte à croire que ce sont des camps romains ainsi que l'indique le nom sous lequel les habitants du pays les désignent.

On sait que l'usage d'établir des garnisons dans les villes n'existait pas avant Constantin. Les soldats séjournaient dans des camps appelés suivant les saisons, oestive ou hiberna castra. Ces excavations seraient des camps d'hiver. Des tentes dressées d'un bord à l'autre, au moyen de cordes, abritaient facilement ce séjour relativement chaud et salubre, puisqu'il était sous terre, et sur le sommet de monticules qui ne contenaient pas d'eau. La partie séparée par un mur était occupée par les chefs, pendant que les soldats étaient placés dans la partie la plus grande, qui comprend plus des deux tiers de l'emplacement total."

Rome ne se contente pas de façonner doucement la vie sociale. Au niveau politique, Auguste incorpore la province à l'Aquitaine avec Poitiers comme métropole. Plus tard, au IIIème siècle, Dioclétien la rattachera à l'Aquitaine Première avec Bourges pour capitale.

Cette vie paisible fut soudain anéantie par les invasions barbares successives de Vandales, Alains et Suéves qui ruinèrent toutes nos villes, Proetorium fut pillée et brûlée.

En 472, les Wisigoths, sous la conduite de leur roi Euric, établis au nom de l'empereur romain au Sud de la Garonne conquirent la Marche qui ainsi fit partie du royaume Wisigoths d'Aquitaine. C'est à cette époque que se construisirent plusieurs forts dont celui de Peyrusse.

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